Document rédigé et aimablement communiqué par
ETUDE DE MARCHE
MAI 2006
INTRODUCTION Le présent dossier récapitule de façon synthétique l’étude de marché des super yachts dans le monde en mettant l’accent sur les équipements électroniques passerelle de sûreté et de sécurité. L’objectif est, dans un premier temps de mesurer l’ampleur de la croissance de ce marché ; les facteurs de cette croissance puis dans un deuxième d’identifier les acteurs de la filière, le rôle de chacun d’eux et enfin de rentrer davantage dans les détails du marché grâce à l’analyse pays par pays. REMERCIEMENTS L’étude de terrain du projet s’est déroulée les 21, 22 et 23 mars 2006 dans la région de Nice ; elle nous a permis d’identifier les acteurs, de comprendre les enjeux et les problématiques de la filière. Jean-Marie LACARRIERE, capitaine de yacht à Monaco et secrétaire général du GEPY (association des capitaines de yachts français) Jean-François ROUAULT, commercial de l’entreprise RODRIGUEZ Pascal BERGER, capitaine de yacht et membre du GEPY et du PYA (association anglaise des capitaines) David THIOLLIER, mécanicien sur le yacht « HERO » à Antibes Yves DEREIMS, capitaine (membre du GEPY) sur un yacht « Guy Couach » de 28 mètres, à Menton. Franck LAMBERET, de l’entreprise DVF, installateur électrique, électronique et informatique, localisé au Cap d’Ail. Jacques CONZALES (président du GEPY), capitaine du yacht « Netanya 7 » de 49 mètres à Golfe Juan. SOMMAIRE
I. Le marché des super yachts (yachts de plus de 24 mètres) : a. Un marché en pleine croissance : Ce secteur connaît une évolution importante. Un bilan établi par le Monaco Yacht Show en mars 2005 : -Augmentation de 28,4% des commandes de yachts entre 2004 et 2005 Raisons d’un tel essor : Dans un contexte économique qui reste incertain malgré des signes de reprise, le secteur du Yachting de Luxe a continué de croître. Cette résistance aux aléas conjoncturels est particulièrement marquée sur les unités de très grande taille (supérieures à 40 mètres).La clientèle est particulièrement peu sensible aux cycles économiques : le marché de la grande plaisance (bateaux d’une taille supérieure à 20 mètres) bénéficie d’une croissance soutenue depuis plus de vingt ans. Cette évolution favorable a été rendue possible par la typologie et le comportement de la clientèle : un nombre de grandes fortunes (patrimoine supérieur à 30 millions de Dollars d’actifs financiers) estimé à plus de 70.000 personnes et qui reste élevé par rapport au nombre de bateaux produits dans le monde. Par ailleurs, cette clientèle a une capacité démontrée à surmonter les aléas économiques grâce à une diversification judicieuse de leur patrimoine ; les récentes moins-values boursières ayant été par exemple compensées par des plus-values immobilières ou réalisées dans les oeuvres d’art. Enfin, il existe aussi une volonté d’affirmer son "indépendance" face aux cycles économiques en montrant à son entourage une consommation importante, même dans des temps réputés difficiles. Différencier bateaux customisés et semi customisés : Au sommet de la pyramide de la grande plaisance figurent les bateaux Customs, c’est-à-dire entièrement personnalisés et généralement construits sur commande. Ces unités sont d’une taille supérieure à 40 mètres, généralement transatlantiques, voire transocéaniques et sont construites en acier et/ou aluminium (contrairement aux bateaux de série, plus petits, pour lesquels la fibre de verre est prépondérante). Afin de répondre à une demande également croissante, plus de 60 Customs de plus de 50 mètres étaient en production dans les chantiers européens en 2004, en augmentation de 17 % par rapport à l’année 2003. Les Services Associés : un facteur clé de succès : Si le marché de la grande plaisance est toujours en expansion, c’est également grâce aux principaux acteurs qui ont su évoluer en s’adaptant aux besoins de leurs clients. Une limite : le nombre de place dans les ports (exemple de la Méditerranée) : Comme chacun le sait, le problème du manque de places dans les ports devient majeur. Les grosses unités sont de plus en plus itinérantes. b.)Les acteurs du marché des super yachts : Plusieurs catégories d’acteurs sont à distinguer sur ce secteur : Une étude auprès des 3 dernières catégories de ces personnes a permis de dégager plusieurs points essentiels. c.)Le capitaine de yacht et le processus de décision d’achat d’équipements électroniques : Ses responsabilités La responsabilité du capitaine sur le yacht est totale : Responsabilité de la navigation : Le capitaine reçoit une formation médicale qui doit lui permettre d’effectuer des diagnostics, en liaison avec des médecins, notamment ceux de l’hôpital PURPAN de Toulouse. Deux options suivant les problèmes : l’évacuation par hélicoptère ou le retour au port. Ses préoccupations L’étude terrain nous a permis d’une part de bien cerner le métier de capitaine de yachts, d’identifier ses préoccupations et donc ses besoins. 1) Le bien être du passager (assimilation à l’hôtellerie de luxe) Processus de décision d’achat d’équipements électroniques Il y a une relation habituellement très forte entre le propriétaire qui achète un navire et le capitaine qui va le commander. En effet, il est très fréquent qu’un capitaine suive la construction du bateau et qu’il choisisse les instruments électroniques de passerelle qui seront installés. Le propriétaire donne son accord et le budget. Ce budget varie selon le propriétaire et la taille du bateau. - 20 % des capitaines sont à l’affût de toutes les innovations ; leur budget quasi illimité leur permet d’acheter tous types d’équipements (gadgets..) - 60 % des capitaines sont également à l’affût de toutes les innovations mais leur budget ne leur permet d’acheter que les équipements qui aient une véritable valeur d’utilité. - 15 % des capitaines ont un comportement d’achat bridé par leur budget qui est très limité. Même le renouvellement d’équipements électroniques fondamentaux de passerelle font état de négociation avec le propriétaire. - Enfin, 5% des capitaines n’ont quasiment aucun pouvoir de décision, c’est le propriétaire qui choisit et achète ses équipements. On observe cependant que tous les capitaines ont une tendance naturelle, quand les budgets sont illimités à acheter l’équipement le plus sophistiqué ; tout ce qui est susceptible d’améliorer le confort des passagers à bord ou la navigation. Cependant les comportements d’achat divergent avant tout du fait du budget du propriétaire et des centres d’intérêts des capitaines. Beaucoup de jeunes capitaines s’intéressent par exemple davantage aux innovations des équipements hi-fi (haut débit..). Par ailleurs, lors de la fabrication, le constructeur va proposer une liste d’équipements qui sera discutée avec le capitaine. Les constructeurs sont amenés à tester de nouveaux équipements pour juger de leur efficacité et de leur apport par rapport aux équipements déjà existants. Ils peuvent être donc un excellent moyen rapide de diffuser une innovation. d.) Les constructeurs de yachts : Ils ont un rôle prépondérant puisque les équipements électroniques de passerelle sont installés lors de la construction du yacht. Ils ont pour certains, et c’est le cas de la société Rodriguez, leader sur le marché français des super yachts, un service d’électronique chargé de tester les nouveautés sur le marché et de conseiller capitaines et propriétaires lors de l’installation des équipements. Les principaux constructeurs sont représentés sur la figure 1 :
Figure 1 : Les principaux constructeurs mondiaux de yachts
Avec une augmentation de 32% sur l’exercice 2004, l’Italie s’affirme encore comme le premier pays constructeur de yachts de luxe avec 249 unités et 8,34 km de projets en construction. Aujourd’hui, le groupe Azimut Benedetti, plus grand constructeur au monde, compte 64 yachts de plus de 24 m en construction et en commande, soit une progression de 14% pour 2004 (par unité produite). e) Les équipementiers électroniques : Ces équipementiers installent et réparent les équipements électroniques de toute nature présents sur les yachts, donc les éléments de l’électronique de passerelle. En Provence Alpes Côte d’Azur, où le nombre de grands yachts est important, il est possible de distinguer deux types de distributeurs : - les sociétés qui savent gérer des projets de Marine Marchande, d’armement de pêche et militaires. Ces sociétés équipent également des super yachts (de plus de 50 mètres) : E3S (à Sophia Antipolis) et AVON (à Marseille). Les équipementiers dits de « proximité » qui couvrent une gamme de navires plus importante (de la plaisance au yacht). Citons les acteurs reconnus : DVF Franck Lamberet (Cap d'Ail), CES Central Electronique (Beaulieu), Téthys (Monaco), Sena (Antibes), Navicom. Les équipements électronique passerelle En matière d’anticollision, les équipements actuellement présents sur les yachts sont les suivants : - Radar - Système ARPA (Automatic Radar Plotting Aid) couplé avec le radar (système électronique qui permet de sélectionner des « cibles » afin de calculer leurs route et vitesse d’approche). Au sein de ce système, 3 catégories sont à distinguer : le Mini ARPA (qui permet d’identifier jusqu’à 10 cibles), l’ARPA (de 50 à 100 cibles) et l’ATA (qui peut choisir les cibles automatiquement). Les informations fournies par le système sont fiables bien que la catégorie du système joue sur ce point. Mais dans tous les cas, il nécessite un réglage précis et une formation adéquate. - L’AIS (Automatic Idendification System), est un système qui permet d’envoyer des informations concernant le navire donc il nécessite que les deux bateaux soient équipés de l’appareil. Dans le domaine des super yachts, il est peu répandu. - Les sondeurs / sonars - Le GPS. - Enfin, il est à noter la présence sur le marché de distributeur de caméras Infra Rouge ou thermique, sans traitement d’information (Night Vision Technologies, Vector Developments, Raytheon) ou avec (Looksea - Klein Navigation). Budget de l’électronique de passerelle : L’étude de terrain a permis de connaître des éléments de prix sur l’électronique de passerelle des yachts, et le budget consacré à la sûreté et sécurité du bateau sur ce prix. On retrouve les éléments suivants : - Jean-François ROUAULT (groupe RODRIGUEZ) : « Il faut compter environ 500 k€ pour la sécurité sur des totaux de 1 à 1,5 millions d’€ dans l’électronique de passerelle. […]. Un client garde son bateau environ 3 ans ». « Il existe également un système de détection Infra Rouge qui permet de détecter l’arrivée éventuelle d’un bateau (système de détection Infra Rouge et thermique). Ce système permet, suivant réglage d’une distance minimum, de déclencher une alarme afin d’alerter l’équipage. Le système Infra Rouge fonctionne jusqu’à environ 120 / 130 mètres avec une bonne résolution (il faut aussi tenir compte du fait que la vitesse de fonctionnement du bateau de nuit n’excède pas 20 à 25 nœuds). Le prix de ce système Infra Rouge s’élève à environ 120 à 130 k€, et est installé là encore suivant la demande du client. » - Jean-Charles SMITH (capitaine) : « Pour un système ARPA, il faut compter 25 000 € ce qui correspond à environ 1/3 ou jusqu’à la moitié du budget pour l’équipement de la passerelle.» - Eric DEPERROIS (entreprise e3 systems – Sophia Antipolis) : « Les éléments d’intrusion ou d’abordage représentent environ 5 à 10 % de l’électronique passerelle. » - Entreprise SENA, installateur d’équipements électroniques à Antibes : coût de l’électronique passerelle : « De l’ordre de 100 000 € pour un bateau de 8 million d’€. […] Pour le radar on donne une fourchette de prix large de 5 000 à 30 000 €. » - Yves DEREIMS (capitaine) : On compte « 100 000 € pour l’électronique de passerelle sur un budget total du bateau de 4 / 5 million d’euros (sécurité / sûreté : ~ 20 000 €) (radar : ~ 10 000 €).»
f.) Les propriétaires de yachts :
2. L’étude du Yacht Report : analyse pays par pays Le marché mondial du super yacht continue à croître avec des bateaux de plus en plus longs, et le marché devient de plus en plus compétitif. Le Yacht Report fait un point sur la situation fin 2005 sur analyse pays par pays. a) L’Afrique Le marché sur ce continent est limité actuellement mais pourrait tendre à se développer notamment sur le marché de la location. On voit par exemple les projets de création de marinas en Angola ou encore en Guinée. Trois pays se distinguent particulièrement : l’Egypte, l’Afrique du Sud, et dans une moindre mesure la Tunisie. L’Egypte devient non seulement une destination pour les super yachts, mais également un pays constructeur de yachts. En Afrique du Sud le principal chantier naval est le « Southern Wind Shipyard » à Cape Town. Ce chantier s’étend sur 10 000 m² et emploie 220 personnes. Il construit actuellement 4 navires de 30 m (designs réalisés par Farr Design et Nauta Design) pour des livraisons en 2006 et 2007. Cape Town est le port principal de super yachts avec des emplacements pour les bateaux de plus de 30 mètres. Enfin la Tunisie (chantier naval Wally Yachts). Ce pays est plutôt un lieu de « destination » avec la construction de quelques marinas pouvant accueillir les super yachts (Marinas à Monastir, Bizerte et Hammamet). b) L’Asie D’après les analystes, le marché asiatique des super yachts devrait connaître une progression constante et très importante dans les 10 prochaines années. On remarque effectivement chez les asiatiques un intérêt croissant pour la plaisance. Il y a un démarrage déjà conséquent de l’activité dans les régions de Beijing et Shanghai dans le secteur de la construction de bateaux. Deux manifestations vont venir soutenir ce développement : Avec cette croissance, il y a également un besoin de marinas croissant. Il y a environ 10 marinas en Chine, mais une cinquantaine de projets sont envisagés par l’association de plaisance de la Chine. Shanghai a vu l’ouverture de la « Metropolitan Marina » en 2005, et il y a un projet de construction d’une nouvelle marina dédiée aux super yachts pour l’exposition mondiale. Avec une croissance économique impressionnante, la Chine est devenue la quatrième plus grande économie et a pu rattraper la Grande Bretagne en 2005. Cette croissance va de pair avec l’apparition de très nombreuses nouvelles grandes fortunes potentiellement propriétaires de yachts. D’après le magazine « Forbes » la Chine a une croissance de millionnaires la plus importante au monde. Le « Shanghai International Boat Show » de 2005 a été un grand succès avec plusieurs participants impliqués dans le marché du super yacht (broker, marina, équipementiers, …), et s’impose maintenant comme l’un des rendez-vous incontournables du yachting. En complément, il y a aussi d’autres chantiers qui travaillent conjointement avec Taiwan, les Etats-Unis et d’autres (incluant Jet-Tern, Marlow, Sunbird Yachts et le Norseman Shipyard). Il y a actuellement des projets pour la construction de zones dédiées à la construction yachts : l’une a déjà débutée à Pingsha dans le Pearl River Delta. D’autres zones sont prévues dans la région de Shanghai. Hong Kong est également une destination et une place importante de construction de yachts. On compte 6 marinas à Hong Kong pouvant les accueillir. Par ailleurs, l’Indonésie est devenue une destination importante des super yachts (l’une des trois destinations avec l’Australie et les îles pacifiques). La sécurité est un élément important pour les yachts naviguant autours des îles (Bali) puisque les risques de piraterie y sont élevés. Avec les îles Langkawi, la Malaisie compte deux marinas avec des capacités d’accueil pour les super yachts ; Ports Kland, Dickinson et Johor sont des marinas des côtes ouest et sud de la péninsule. La Malaisie possède également un chantier naval (DK yachts à Melaka) qui construisait des yachts de plus de 30 mètres mais qui est devenu un chantier de maintenance. Dans l’est, les infrastructures se développent à Sabah et Sarawak pour en faire une zone d’accueil de super yachts. La marina à Kota Kinabalu peut accueillir 10 bateaux de plus de 30 mètres. Quant au Japon, la situation semble se ralentir en ce moment (localisation d’une marina importante : Yokosuka). Aux Philippines, la société Ocean Pacific Services Inc à Subic Bay est un chantier naval connu. Actuellement son carnet de commandes compte un bateau de 131 pieds (la livraison est prévue pour 2006). De part sa position géographique, Singapour est un « carrefour » pour les yachts allant de l’Europe vers l’Australie ou la Nouvelle Zélande ; on retrouve donc plutôt pour l’instant des activités de maintenance ou de réparations. Trois marinas sont capables d’accueillir des super yachts. Un super yacht est en construction à Singapour dans le chantier naval Keppel : il s’agit d’un navire de 120 mètres lancé durant le printemps 2006. L’implication de Singapour devrait être importante puisque le constructeur néo zélandais Sensation Yachts prévoit d’y installer un chantier naval automatisé pour la construction de yachts moteurs de 18 à 40 mètres (trois tailles : 18, 26 et 40 mètres). On ne note pas d’activité particulière au Sri Lanka en ce qui concerne la fabrication de navires, bien que cette région puisse être le lieu de visites occasionnelles. Mais, cela pourrait changer très prochainement avec des plans pour faire du port de Galle un « hub » basé autour d’une nouvelle marina. Le projet devrait débuter en 2006. Taiwan est déjà un pays constructeur de yachts, et fait de nombreux efforts pour accroître sa présence sur le marché mondial. Le salon « International Boat and Water Sports Show » s’est tenu en décembre 2005 reflétant la volonté des chantiers et du gouvernement de donner une place importante à cette activité. (Constructeurs : Horizon/Vision, Kha Shing (Monte Fino Brand), President Yachts, Johnson Yachts, Cruise Line, Jade Yachts, Ta Yang, et Ta Chou) (cf. le global report page 104 pour la description des projets par constructeur). La Thaïlande, notamment avec la région de Phuket, est naturellement associée au tourisme : les ressources de Phuket ont accueilli en 2005 la « Royal Phuket marina » avec un constructeur principal : Concordia Yachting Ltd qui pour l’instant a construit des yachts de 85 pieds, mais qui peut en produire de plus importants. Enfin, il y a d’autres endroits en Asie, comme les îles de l’océan Indien, les Maldives ou les Seychelles, qui verront de plus en plus de super yachts dans un avenir proche. c) Le Moyen Orient C’est clairement une région qui va devenir active dans les prochaines années pour les super yachts. Cette activité comprendra : Les projets de développement de marinas viendront augmenter la capacité d’accueil dans ces régions de Proche et Moyen Orient (Méditerranée et Golfe). Le chantier naval le plus actif de la région est le Gulf Craft/GC Marine Yachts & Boats (Gulf Craft existant depuis 20 ans ; GC depuis 2004).Y sont construits des bateaux de 38 à 53 pieds ; 5 yachts de plus de 100 pieds sont prévus pour une compagnie belge. L’entreprise GC estime que le marché va croître de 30 à 40 % par an, ce qui pousse les entreprises de ces régions à augmenter leurs capacités de production. GC possèdent un site principal de production à Dubaï et (d’autres sont en cours dans d’autres émirats) ; deux autres se situent dans les émirats Ajman (l’un qui construit 200 petits bateaux par an, et l’autre 50 unités comprises entre 40 et 80 pieds par an), et le troisième dans la région des Maldives pour fabriquer des bateaux de 100 pieds et qui fait également office de centre de réparation pour tous les bateaux de la région. Il est à noter qu’une extension d’un site de production à Ajman devrait permettre la construction de bateaux beaucoup plus long (145 pieds), prêt pour la fin 2006.GC devrait être présent en 2006 sur les principaux salons mondiaux : Monaco, Barcelone, Australie, Nouvelle Zélande, Dubaï et Düsseldorf. Le succès du salon de Dubaï en 2005 reflète bien la croissance rapide du marché au Moyen Orient (total des ventes de 100 millions de dollars, 400 exposants de 30 pays et 21 414 visiteurs). Dubaï est également le port d’attache du plus grand super yacht du monde, le « Golden Star », de 126 mètres, détenu par le prince royal de Dubaï, le Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, et qui devrait être livré en 2006. Ce bateau fut commencé comme le projet « Platinium » en 1996, construit conjointement par Lürssen et Blohm & Voss (designer Andrew Winch), pour le jeune frère du sultan de Brunei. Les Emirats Arabes Unis et en particulier Dubaï prennent donc une place importante sur le marché mondial des super yachts. (Qatar, Bahrein, Koweit et le Liban se lancent dans la construction de marinas, avec un investissement total de près de 20 milliards $ sur les prochaines 5 années). d) Les Amériques Le nord, le centre, et l’Amérique du Sud, forment collectivement la plus grande zone d’activité des super yachts au monde. Les Caraïbes connaissent la plus forte densité de super yachts au monde. On compte 60 marinas aux Caraïbes et au Venezuela. Elles sont localisées à Cuba, en Jamaïque, à Trinidad, en République Dominicaine, aux Bahamas, Puerto Rico, Brabados, les îles vierges américaines et britanniques, … L’Amérique centrale compte quant à elle 5 marinas ; situées au Panama, au Costa Rica, Mexico, et San Salvador, elles sont accompagnées d’un nombre important d’entreprises de maintenance et autres services pour les super yachts. L’Amérique du nord ne compte pas moins de 20 chantiers navals construisant des bateaux de plus de 30 mètres parmi lesquels Crescent Custom Yachts (qui a construit des yachts de 30 mètres et travaille sur un projet yacht moteurs composite de 119 pieds qui devrait être livré à un propriétaire américain fin 2006). Aux Etats-Unis : On note un ralentissement de l’activité à la Nouvelle Orléans, dû au passage de l’ouragan Katrina. En Amérique du Sud, on retrouve les principaux constructeurs en Argentine et au Brésil. e) L’Australie Le marché des super yachts est mâture en Australie et en Nouvelle Zélande - Azzura Marine Group qui a un chantier naval sur la Côte d’Or qui fabrique des yachts de 30 mètres La Nouvelle Zélande commence une bonne année 2006 : dans la lignée de la coupe de l’America, on note une augmentation de l’activité du yachting dans cette zone ainsi que leur construction. Le nombre de chantiers navals et de carnets de commande le prouvent. (Une grande manifestation : le Auckland Boat Show). f) L’Europe Danemark : Finlande : France : Allemagne : Grèce : Italie : En plus de ces groupes, l’Italie a plus de 10 autres constructeurs de yachts de plus de 30 mètres. Parmi cela : Monaco : Les Pays-Bas : Russie : Espagne : Turquie : Avec cet important développement du nombre de commandes, la Turquie compte un réseau de 40 marinas. Ukraine : Grande Bretagne : - Sunseeker offre maintenant des capacités de construction de yachts de 105, 108, 115 et 120 pieds (36,5 m). Dans son carnet de commande le groupe compte 2 yachts moteurs (116 et 120 pieds). En terme d’infrastructures, le Royaume Uni investit pour les marinas dédiées aux super yachts. Ces démarches sont notamment appuyées par le « London Boat Show », et le « Superyacht UK Group » (qui fait partie de la fédération marine Britannique). Conclusion : Il y a des opportunités pour d’autres pays d’Europe de continuer à accroître ce marché du yacht. On pense notamment à des pays comme la Norvège, la Suède,les Etats Baltes, le Portugal,la Belgique,la Slovénie, Malte et Chypre qui sont des lieux important pour la navigation des yachts, et qui sont donc attractifs, et qui ont du potentiel en la matière. La Norvège et la Suède ont des infrastructures pour produire ce type de bateaux. Le marché du yacht évolue très rapidement. Le nombre de bateau en construction augmente, on note de nombreux investissements dans les marinas qui offrent des capacités de plus en plus grandes pour ces super yachts. Il y a une volonté claire pour faire des mers d’Asie et d’Australie la troisième zone la plus importante en terme de navigation de super yachts. Un rapport de la compagnie « E-Composites » suggérait récemment une augmentation des ventes de 7 % par an pour les 5 prochaines années : de 23,7 en 2005 à 33 Milliard d’Euros en 2010. 2006 s’annonce donc comme une bonne année pour ce marché. 3. Les chiffres de la croissance du marché (issus du « Yacht Report », janvier 2006) Le carnet de commandes mondial des super yachts a augmenté de 21,3 %, variant de 348 en 2005, à 422 en 2006. Sur ces 422, plus de 240 seront livrés en 2006. Il est possible que la valeur du dollar et le prix de l’acier aient des influences dans la prochaine année. L’Europe continue à compter 2/3 de ces commandes, avec une croissance de seulement 0,4 % d’une année sur l’autre, les Etats-Unis prennent une part de 19,4 %.
Tableau : Prévisions des livraisons à l’heure actuelle
Yachts à moteurs :
Voiliers :
ANNEXE 1: TABLEAUX D'ANALYSE MARCHÉ
Figure : Flotte des navires de plaisance immatriculés en France par type et longueurs au 31/08/2005
Figure : Flotte des navires de plaisance immatriculés en France par type et longueurs au 31/08/2005 (suite)
Figure : Nouvelles immatriculations en France (du 01/09/02 au 31/08/03)
Figure : Nouvelles immatriculations en France (du 01/09/04 au 31/08/05)
Figure : Commandes (en longueur et par an)
DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE : http://www.mder-paca.com/upload/sdfksfhsf.pdf https://gepy.fr/tribune_files/YCMcaptday1.htm http://www.mder-paca.com/upload/ytgjblnxbi.pdf http://www.ernstrade.com/second%20marche/guycouach.html http://www.ecaraibes.com/article/article.asp?id_article=118269259375 http://www.rodriguezgroup.com/fr/finance/marche_luxe.htm
Fabrice GALLOIS - Etienne VEAUVY UNIVERSITÉ PARIS DAUPHINE
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