LA MÉDECINE EN MER EN QUESTION AU YACHT-CLUB Nice-Matin édition d'Antibes du jeudi 9 mars 2006 Article et les deux encarts: Laurence Lucchesi |
0rganisée par le GEPY (Groupement des équipages professionnels du yachting) présidé par Jacques Conzales, la réunion qui s'est tenue au Yacht club, sur le thème de «La médecine en mer », aura édifié nombre de capitaines de bateaux et de navigateurs en général. Sur le plan légal, tout d'abord: le Dr Sauvage, médecin chef du service santé des gens de mer de Marseille, a rappelé que « la qualité des soins médicaux apportés en mer, lorsque l'évacuation s'avère impossible, devait se rapprocher de ce qui aurait été pratiqué à terre. » Rendue obligatoire depuis 1999 pour l'obtention du brevet de capitaine, la formation médicale du personnel naviguant a entraîné certaines conséquences. En particulier le fait que la responsabilité du capitaine peut être recherchée en diverses circonstances (voir encadré). Outre le fait que le maître de bord se doit d'embarquer avec certains médicaments génériques (1), il est également tenu de connaître les procédures de mise en relation avec le CCMM, le Centre de Consultation Médicale Maritime du CHU Toulouse PURPAN. Centre officiel et unique de consultation à distance depuis 1983, le CCMM, comme l'a souligne David Pujos, médecin urgentiste, permet en particulier aux capitaines ayant un cas d'urgence à bord, d'obtenir un médecin dans les cinq minutes qui suivent leur appel. Et d'effectuer, au moyen de cette liaison avec le médecin de permanence, les gestes qui sauvent. Pour que cette téléconsultation médicale se déroule au mieux, images numériques et vidéo du patient s'avèrent très précieuses. « Les images vidéo permettent d'observer le patient en mouvement, ce qui dans le cas d'atteinte à un membre est le plus approprié », expliquait le docteur Pujos. La présence sur le bateau de certains équipements spécifiques, tels qu'un électrocardiogramme et un défibrillateur est aussi vivement recommandée. Reste que les maîtres de bord sont tenus à la fois d'assurer la sécurité et la bonne marche du bateau, tout en veillant à l'état de santé du personnel. Et se retrouvent souvent confrontés, sous cette double casquette, à des choix cruciaux et des dilemmes parfois cornéliens ... LAURENCE LUCCHESI (1) La division 217, en vertu de l'arrêté du 23 janvier 2004, concerne les dotations médicales A, B et C. Un bon de commande figure au bas de cet arrêté, permettant aux capitaines de bateaux battant pavillon français de se voir délivrer les médicaments en pharmacie. |
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Responsabilité du capitaine La responsabilité des capitaines peut être recherchée quatre cas: |
![]() Lors de la conférence organisée par le GEPY, le président, Jacques Conzales, entouré notamment du docteur Sauvage et du docteur Pujos. (Photo Maurice Bernaudon) |
CCMM: modalités d'appel et dispositif Pour obtenir le CCMM, différentes possibilités existent, selon l'éloignement du bateau par rapport aux côtes. |
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