Deux associations très complémentaires fédèrent personnel et entreprises de la grande plaisance et se posent comme interlocuteurs de l'administration. L'Ecpy (Comité européen des professionnels du yachting) s'active depuis une quinzaine d'années pour simplifier les rapports avec la clientèle internationale de ce secteur. "L'administration française fait peur à tout le monde, selon son président Thierry Voisin. Elle n'est pas à la hauteur face au particularisme d'une profession qui évolue sur la scène internationale."
Jean Marie Lacarrière, navigant et secrétaire général du Gepy (Groupement des équipages professionnels du yachting), estime le nombre de marins embarqués à 2000. Mais sa croissance suit de près celle du nombre et de la taille des unités. Cela va d'une personne à temps complet (minimum) pour un 25 mètres à près de 50 personnes pour les plus luxueuses. On y trouve trois catégories d'emplois: le pont, l'hôtellerie et la machine. Mais avec une grande polyvalence à bord.
"Il s'agit d'un monde anglophone où l'anglais courant est indispensable", prévient Jean Marie Lacarrière. A ce détail près, les emplois offrent pas mal d'avantages. Un bon niveau de rémunération (1) et un travail intéressant.
"Les officiers y ont une autonomie qui n'existe plus dans le commerce." L'activité est généralement concentrée sur une période plus courte... pendant laquelle il faut être très disponible.
Michel Deuf
(1) Mais à part pour ceux qui cotisent à I'Enim ou sont détachés à l'étranger; qui représentent moins d'un emploi sur cinq, il faut déduire les assurances et les cotisations retraite. |