Vendredi 8 octobre. Sur la scène azuréenne, l'été retarde sa sortie et joue les prolongations.
Tout est douceur: le ciel bleu, blanc, gris; les rayons du soleil et l'air qui vient du large.
Sous ces agréables auspices, le golfe le plus célèbre de notre région accueille, une fois de plus, « les voiles de Saint Tropez ».
Pour cette occasion, nos amis de TechnicMarine auront eu une idée de génie : affréter le « Star Côte d Azur » et offrir à une centaine d invités une journée exceptionnelle.
À 11h30, Laurent Falaize et Olivier Payen accueillent leur petit monde, puis viennent l'embarquement et l'appareillage pour
assister aux départs.
D'abord, les bateaux modernes, Wally et autres bêtes de course s'élancent et disparaissent rapidement vers le large.
Ensuite,
viennent les classiques. Toutes tailles, tous gréements se mélangent. Ces derniers, quelquefois centenaires feront un parcours
côtier.
La ligne, à quelques encablures du Portalet, est en joyeux désordre apparent, des centaines de bateaux se frôlent à quelques
mètres.
Le « Star Côte d Azur » va accompagner ces classiques pendant quelques minutes, dans un golfe agité par la brise tiède mais
soutenue qui souffle du sud-est. Au point de faire démâter un de ces vieux gréements.
Ensuite, retour à quai. Dans la salle du pont principal, les invités vont bavarder, faire connaissance en grignotant mille
douceurs accompagnées de rosé, et de champagne.
TechnicMarine, visiblement, n'a pas lésiné sur la logistique ! !
Vers 13h30, nouvel appareillage pour rattraper et suivre la course. « Star Côte d Azur » remonte la longue file des voiliers, un
par un. Il s en approche jusqu'à voir la couleur des yeux du barreur !
Le ciel se voile peu à peu, mais la brise établie aux alentours de 20 noeuds et une mer un peu creusée, donnent aux bateaux
l'occasion d'offrir le meilleur spectacle. Virements, envois et réductions de voilure, empannages, bords de près dans les
embruns, rien ne manque.
Retour vers la ligne d arrivée, où se retrouvent, aux allures de largue, modernes et classiques mêlés, au gré de leur vitesse.
Marie-Cha IV sera le plus rapide de tous. À bord, une trentaine d équipiers s'agitent sous le sourire de Loïc Peyron, coiffé d une
jolie casquette blanche, et sous le regard de Philipe Briand, architecte du bateau.
Moon Beam, Puritan, Magic Carpet, Tiketoo, et trois cents autres auront sillonné encore une fois les eaux du golfe.
Le soir, quand toute la flotte sera amarrée à quai, tous les ponts rangés et astiqués, les équipages se retrouveront autour des
animations ou dans les restaurants et bars qui jalonnent les quais de Saint Tropez, dans un joyeux chahut digne de l'époque
corsaire. Ce soir, la ville appartient aux marins.
Le bailli de Suffren, de sa tombe, a entendu le claquement des voiles, les rires des équipages. Il sourit de bonheur......
Et pour terminer, une citation de circonstance :
Qui trop s'attarde au bar de la Marine
Commence la journée à l'aspirine.
À l'année prochaine !
JM Dufour.
|